Projets

. Tañva Topographia, Septembre 2025

.lepidoptera, tanva topographia

Pensée à l’origine pour le restaurant gastronomique « Holen » à Rennes, Tañva Topographia est une réflexion autour du voyage culinaire.

Du breton « Tañva » qui signifie « gouter, essayer », cette Vaisselle Cartographie joue avec le paysage et ses formes, poussant le consommateur à être acteur de l’évolution de son plat.

Manger est une aventure : lorsqu’on nous sert un plat, nous l’examinons, décortiquons chacune de ses couches, explorons la matière, découvrons de nouvelles saveurs… Une expérience digne des grands explorateurs, qui découvraient de nouvelles terres et cartographiaient le moindre de leurs contours. Le consommateur revit cette découverte au fil de son plat :

Plus il mange et plus le paysage se dévoile à ses yeux.

Première conception du projet : Ensemble de deux plats en faïence, assiette creuse « chaos Granitique » (inspiration: la mare au sangliers, forêt d’Huelgoat en centre Bretagne), et son « négatif », plateau en relief à entremets.

. Dihun Exuvia, Octobre 2025

.lepidoptera, dihun exuvia

L’idée de ce projet m’est venue lors d’une rencontre hasardeuse avec les restes d’une chrysalide de papillon : un simple petit cocon translucide, léger et flottant avec le vent, fendu dans la longueur, seul témoin de la transformation d’une créature dont on ne connaîtra jamais l’apparence.

Du breton « Dihun » qui signifie « l’éveil, le réveil », ce luminaire suspendu est un étrange cocon de papier qui révèle sa structure chaotique lorsqu’il s’illumine.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de valorisation du cycle de recyclage de nos déchets quotidiens. La pulpe de papier qui la compose est produite à partir de serviettes en papier jetable usagées, collectables dans la restauration, l’hôtellerie, les bureaux ou encore dans l’évènementiel : ces « déchets » sont les témoins d’un événement passé, un instant de vie partagé.

Cette matière première est considérée comme impropre au recyclage dans nos systèmes de tri sélectif, mais par un procédé de traitement par ébouillantage et de nettoyage à la cendre de bois, la pulpe est à nouveau utilisable.

Le moulage se fait à la main sur une structure en PVC. Une fois séché, on « incise » le cocon afin d’en extraire le moule: il en résulte un cocon 100% fait de papier recyclé, sans colle ou additif. Ce procédé de fabrication rend chaque cocon unique, autant dans sa forme que la structure visible au travers de la lumière.

Dans cette démarche de cycle de vie des déchets, un lieu de vie produit la matière première qui servira à meubler son espace, en osmose.

. Briz Tela, Novembre 2025

.lepidoptera, brizh tela

Intimement lié à l’essor économique et au folklore de ma région natale, les anciens ateliers de tisserands bretons sont une source d’inspiration pour ce projet.

Du breton « Brizh » qui signifie « Tacheté, Moucheté, Hybride », ce paravent composite reproduit la structure d’un métier à tisser vertical, où les files de chaîne alignées rythment et donnent forme à deux parois aériennes et vibrantes.

Cette structure est une toile vierge, où l’usager vient enfiler des cadres de papier colorés pour donner forme à la paroi, tel le geste du tisserand qui fait naviguer sa navette entre les fils tendus. Les cadres de papier, une fois cirés, deviennent translucides, permettant de composer cet étrange vitrail suspendu. Les cadres sont modulables à volonté, selon l’ambiance et au fil des saisons. Une fente dans la structure permet la disposition d’une assise en bois, servant de table basse ou d’exposition.

Panneaux de 150×50, structures et cadres en bois de chêne, fil de lin, papiers cirés à la cire d’abeille.

. Lodenn Visio, Décembre 2025

.lepidoptera, lodenn visio

Dans la ville de Kyōto, au Japon, se trouve un temple ancestral, le Ryōan-ji, réputé pour son célèbre jardin de pierre, de style « karesansui ». Ce Jardin, considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise, a pour particularité la disposition des quinze pierres qui le composent : aucun observateur ne peut toutes les voir en même temps.

Cette réflexion, selon laquelle un espace unique ne peut être vu que par fragments, a inspiré ce projet de Collection, destiné au projet « Brizh Tela » et à ses variantes.

Du breton « Lodenn » qui signifie « Partie, Fragment », cette collection de cadres en papier vélin représente différents points de vue d’un seul et même espace, mais qu’on ne peut voir que de façon morcelée, jamais dans son ensemble.

Cet « espace initial » est un grand moule plat présentant plusieurs bas-reliefs, dans lequel la feuille de papier est embossée à froid. On y définit ensuite les différents points de vue, avant d’être découpé et assemblé dans un cadre en bois. Son assemblage est fait sur plusieurs épaisseurs afin de créer des ouvertures de lumières au travers.

Chaque cadre offre un jeu de lumière différent et évolutif, à la fois dans sa transparence, dans ses ouvertures et dans ses reliefs. Au même titre qu’un jardin de pierre, on peut y voir des paysages, comme des dunes, des vagues ou un estran qui change au gré des marées.

. Eñvor Silva, Janvier-Février 2026

.lepidoptera, eñvor silva

Il n’y a pas de matériau plus unanime dans l’histoire de la création que le bois.

À la fois naturel, élégant et ultra-polyvalent, il est présent autour de nous, tout au long de notre existence : dans les jouets de notre enfance, les crayons que l’on taille sur les bancs de l’école, la charpente de nos maisons, nos outils de tous les jours, jusqu’à notre « dernière demeure ». 

Le folklore aussi regorge de contes et légendes se rapportant aux arbres et forêts majestueuses, nourrissant ainsi notre imaginaire collectif et ancrant ce matériau à l’histoire de l’humanité. 

Mais bien qu’on ne puisse s’en passer, nous le résumons souvent au simple nom de « bois » : pourtant, ce terme rassemble en réalité des milliers d’essences, qui ont chacune leur propre histoire, marquée par le climat et la géographie . 

À l’instar du vin marqué par son terroir, tel que le goût du vin raconte l’histoire du raisin, l’origine d’un arbre détermine dans son grain : ses propriétés, son aspect et sa texture conservant la mémoire du lieu et du temps.

Chaque morceau de bois est le témoin d’une existence vécue, son histoire inscrite dans sa chair, figée à jamais.

Du breton « Eñvor » qui signifie « Souvenir, Mémoire », cette bibliothèque composite issue de chutes de bois de l’industrie a pour objectif de mettre en valeur ces témoignages que la nature nous offre.

Basée sur la méthode d’assemblage japonaise « Kumiko », cette structure entièrement en bois ne comporte aucun clou ou vis, les tasseaux s’emboîtent et restent en place par la pression qu’ils exercent les uns sur les autres.

Le mobilier qui en découle donne une structure légère et aérée, facile à monter et démonter, offrant une grande modularité dans sa forme et son aspect, pouvant être allongé ou allégé à sa guise.

Sa structure évoque l’alignement des maisons médiévales à colombages, et sa facilité d’assemblage de module de base rappelle les jeux de notre enfance, à grande échelle.

Cette méthode d’assemblage offre aussi la possibilité de mélanger les essences de bois et leur provenance, car la pression exercée est répartie entre chaque tasseau, permettant l’association d’essences plus ou moins denses ou teintées.

Chaque tasseau est taillé dans des chutes de bois de l’industrie de l’ameublement, et chacun d’eux est poli et huilé afin de faire ressortir son veinage, puis gravé de son nom et sa terre d’origine, car chacun d’eux à quelque chose à raconter au travers de ces veinures : ainsi chaque fragment peut témoigner de son existence.

En associant à la structure des bannières de toile de lin, enroulées ou tendues au tasseau, il est possible de créer des sols et des parois, cloisonnant l’espace et offrant encore plus de modularité au mobilier. En plus de sa résistance, le froissé naturel du lin peut évoquer l’ondulation légère du fil du bois.

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